The Rip

Un groupe de policiers fait une saisie d’argent record dans une maison possédée par le cartel. La suspicion et la tension montent au sein de l’équipe alors qu’il faut compter le pactole sur place.
The Rip marque le retour à l’écran du duo Damon/Affleck. C’est essentiellement la raison qui m’a poussé à m’intéresser au film réalisé par Joe Carnahan, qui avait réalisé le sympathique The Prey. J’attaquais toutefois le film un peu méfiant, car l’historique des films Netflix ne plaide pas en leur faveur.
Mais j’avoue m’être pris au jeu de ce huis clos musclé à la sauce 90s. Cela faisait bien longtemps que je n’avais pas eu à me mettre un tel film sous la dent. Pendant les deux premiers tiers du film, la tension et la paranoïa sont à leur comble. Vont-ils se faire buter par le cartel ? Y a-t-il des flics véreux dans le groupe ? Le spectateur échafaude ses théories avec les bribes d’information qu’il reçoit. Je dois dire que je me suis vraiment pris au jeu et j’ai pris beaucoup de plaisir à me faire balader. Le dernier tiers relâche la pression en offrant une grosse scène d’action à l’ancienne.
La réalisation est solide avec beaucoup de jeu sur la lumière. Outre le duo de stars, il y a un solide casting de rôles secondaires qui permet de donner du corps aux personnages. J’ignore si le film se prêtera au revisionnage, j’ignore si le scénario supportera un regard exigeant. Mais pour ma part, j’ai passé presque deux heures excellentes heures avec la boule au ventre. Ce qui change de la soupe tiède habituellement servie par la plate-forme.