Nomadland

Sans maison fixe et à l’âge où certains partent à la retraite, Fern arpente les États-Unis de petit boulot en petit boulot à bord de son van.
Fin 2020, alors que le monde commence lentement à se déconfiner, Chloé Zhao sort Nomadland, qui magnifie la beauté des grands espaces américains et rafle tous les prix. Après le choc Hamnet, j’étais vraiment curieux de découvrir ce film.
Nomadland est un film particulier. Au premier abord, il ne semble pas avoir de fil narratif très marqué. On suit les errances de Fern dans un rythme lent et contemplatif. En s’intéressant à cette population de nouveaux nomades, le film nous montre la dureté de cette vie faite de petits boulots mal payés et difficiles, mais aussi la solidarité au sein d’une communauté unie seulement par cette vie d’itinérance, plus ou moins choisie. Le film a d’ailleurs parfois un rendu très documentaire. Mais Zhao a vraiment un talent fou pour filmer la nature et les paysages. Souvent filmés en début ou en fin de journée, ils flamboient et sont magnifiés.
Je disais qu’en apparence le film ne semblait pas avoir de fil narratif, mais cette impression est trompeuse : on découvre peu à peu Fern. Alors que je pensais avoir cerné le personnage dès les premières minutes et qu’il ne serait qu’un témoin, celle-ci se révèle être bien plus complexe et intéressante. On la découvre au gré de ses rencontres et d’une très belle boucle narrative qui conclut magnifiquement ce film. Frances McDormand en retenu, est comme toujours, impeccable.