Vermines

Un immeuble de banlieue se retrouve squatté par des araignées plus ou moins grosses.
Film de genre français sorti en 2023, Vermines s’est fait une bonne petite réputation. Au point que son réalisateur/scénariste Vanicek et son co-scénariste Florent Bernard ont été embauchés pour réaliser le prochain Evil Dead.
Après une introduction qui m’a fait penser à celle de L’Exorciste, Vermines prend son temps pour nous introduire aux différents personnages qui vont devoir lutter pour leur survie quand les choses vont partir en vrille. Ça donne au film un ton comédie fort plaisant, avec des dialogues et des punchlines qui fusent. Les personnages sont un brin caricaturaux, mais c’est ce qui fait que cela fonctionne, et les acteurs leur donnent l’épaisseur suffisante pour qu’on s’y attache. La partie horreur est plutôt efficace, même si ça crie un peu trop à mon goût. Mais c’est probablement parce que je deviens vieux. J’ai aussi aimé la partie confinement imposée par les autorités, qui est probablement inspirée des événements de 2020.

Au niveau de la réalisation, je ne suis pas étonné qu’il ait tapé dans l’œil des Américains. Le film est bourré d’idées de mises en scène, comme des renversements de cadre ou des plans étranges qui permettent d’exploiter les capacités motrices des arachnides, qui se déplacent dans les trois dimensions. Il y a vraiment un sentiment d’impuissance face à ces créatures qui est très bien retranscrit par la réalisation. Visuellement, le film est aussi assez solide, et on achète totalement ce qui se passe à l’écran. On a longtemps eu l’habitude de soutenir les films de genre français avec un peu de mauvaise foi pour soutenir la démarche. Mais depuis quelques années, je trouve qu’on a vraiment une génération pleine de talent. Je suis impatient de voir leur Evil Dead, en espérant qu’ils arriveront à s’exprimer dans la machine hollywoodienne.