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Karl

Suite au décès de son père dans un accident de voiture, une jeune femme hérite de sa maison et du robot qui conduisait la voiture.

Dimanche dernier, à l’occasion de la fête des pères, j’ai reçu un très joli porte-smartphone mais également une BD de Cyril Bonin avec une somptueuse et intrigante couverture. Cet auteur a déjà pas mal d’œuvres dans sa bibliographie, mais nos routes ne s’étaient jamais croisées.

L’histoire qui nous est proposée se déroule dans un monde que je qualifierai de rétro-futuriste. En effet, que ce soit les véhicules ou les vêtements, tout semble situer le récit dans les années 40/50. Mais comme vous avez pu le voir dans le pitch de cette critique, on a quand même des robots qui conduisent des véhicules. Ils peuvent également faire la cuisine, le ménage et même jardiner. Mais peuvent-ils avoir une conscience ? Et surtout, qu’est-ce qu’une conscience ? Si ces questionnements n’ont rien d’original, ils ont forcément une certaine résonance avec l’actualité autour des IA, et l’auteur choisit surtout de les traiter sous une approche très intimiste et humaine, sans vraiment s’appesantir sur la partie technique du problème. En effet, dans un récit nostalgique et contemplatif, on va voir la relation se nouer entre l’héroïne et Karl, le robot. J’ai trouvé le récit très agréable à lire, même si j’ai été quelque peu surpris par certains éléments de la dernière partie, qui se conclut de très belle manière.

Mais là où j’ai pris une énorme claque, c’est au niveau du dessin. Si vous êtes, comme moi, sous le charme de la couverture, n’hésitez pas une seconde. Elle est tout à fait représentative de ce que vous trouverez à l’intérieur. Le crayonné donne énormément de vie à ses dessins, qui ont également beaucoup d’élégance et de simplicité. Je suis tombé en admiration devant le nez de l’héroïne, alors qu’il ne s’agit bien souvent que d’un bête triangle. Le design de Karl est également très réussi, rappelant un peu les robots du Château dans le ciel ou le Géant de fer. J’ai trouvé qu’on retrouvait également un peu de Miyazaki dans le look de l’héroïne. La palette de couleurs utilisée participe pour beaucoup au charme de la BD et à l’ambiance nostalgique. Là encore, la couverture le retranscrit parfaitement.

Avant cette lecture, je ne connaissais pas Cyril Bonin. Maintenant, j’ai vraiment envie de parcourir sa bibliographie et je vous recommande donc vivement de lire Karl.

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