Dimwood

Une jeune femme revient dans sa maison d’enfance paumée au milieu d’une forêt étrange. Elle va devoir affronter ses souvenirs perdus mais toujours bien vivants.
Œuvre posthume du grand Richard Corben. Il n’aura malheureusement pas pu finir les couleurs des dernières pages qui sont réalisées par José Villarubia.
C’est une œuvre dans la lignée de ce qu’a pu réaliser l’artiste. Une histoire d’horreur sombre et torturée magnifiée par le dessin si particulier de l’artiste. À noter que bien que l’histoire contienne pas mal de violence et d’actes horribles, Corben utilise une légère dose d’humour dans son ton qui permet de rendre la lecture très plaisante. C’est subtil mais c’est ce qui fait le charme des récits de l’artiste.

Son dessin est une espèce de trait cartoon déformé qui serait passé dans un filtre développé par Lovecraft. C’est absolument génial mais assez difficile à retranscrire. En tout cas, additionnée à sa colorisation, ça confère une ambiance incomparable au récit monstrueux.
Heureusement que les éditions Delirium sont là pour nous offrir dans de jolis écrins toute la production de Richard Corben car je n’ai jamais été déçu par l’artiste. Et quand on lit Dimwood, on ne peut que regretter sa disparition prématurée car il en avait encore sous la pédale.