Predator Badlands

Pour prouver à son clan qu’il n’est pas un tocard, un Predator va tenter de ramener un trophée de chasse.
Il s’agit de la troisième incursion de Dan Trachtenberg dans la licence Predator. La première était le sympathique Prey qui était dans la lignée du premier Predator avec une Comanche qui devait lutter pour sa survie. L’année dernière, il était revenu avec Killer of Killers, film d’animation à l’action gore et vénère mais également Badlands qui s’était joyeusement vautré au cinéma.
Pour ce troisième film, il choisit l’option du buddy movie en créant une relation improbable entre entre un guerrier Predator et une androïde. Je comprends que ce postulat ait pu faire grincer des dents les puristes, mais personnellement j’ai adhéré à l’idée et la justification m’a fait rire.
Pour le reste, le film est généreux dans ce qu’il nous propose à l’écran que ce soit le monde d’origine des Predator ou celui où le héros va être propulsé, le dépaysement est total. Les artistes ont mis beaucoup d’efforts et d’inventivité pour créer une faune et une flore terrifiante qui ferait passer l’Australie pour un paradis. Malheureusement, le film n’a certainement pas le budget d’un Avatar et donc il y a souvent des rendus qui sentent un peu trop le CGI pour que l’immersion soit totale. J’ai aussi trouvé que certaines grosses scènes d’action était mal foutues et en devenaient parfois ennuyeuses.
Si on peut reprocher au film une grosse Disneyification du Predator, dans l’ensemble, j’ai passé un bon moment. Le duo entre le Predator et Elle Fanning fonctionne bien même si elle est à deux doigts d’être agaçante. Le film est plein d’idées cools qui donnent un certain capital sympathie à un film imparfait.