Conan le Barbare (2019) T.1 et 2

  • Année de publication: 2019
  • Éditeur : Marvel ( Panini en VF)
  • Épisodes : 12 numéros en VO
  • Nombre de pages : 130
  • Scénariste: Jason Aaron
  • Dessinateur: Mahmud Asrar, Gerardo Zaffino
  • Coloriste: Matthew Wilson

De quoi ça parle?

Conan fait le barbare, le gladiateur, le pirate, le soldat, le roi et le mort.

Et alors, t’as aimé?

Un récit au Crom rutilant

Conan est surtout connu du grand public par le film de John Millius qui révéla au monde Arnold Schwarzenneger en 1982. Mais à l’origine, Conan est la création de l’auteur Robert E. Howard qui écrivit la première aventure du barbare en 1932 dans la revue pulp Weird Tales. Depuis Conan a été adapté en film, comics, BD, jeu de rôles, de société, dessin animé… En ce qui concerne les comics, dans les années 70/80, il fut édité par Marvel où des pointures comme Buscema ou Windsor-Smith ont illustré les aventures du barbare. Puis la licence est passée dans les mains de Dark Horse qui a édité quelques bonnes histoires pendant 15 ans. Mais voilà qu’en 2018, Marvel après avoir déjà repris à Dark Horse les droits de Star Wars, récupère également ceux de Conan le Barbare. Et je dis bien Conan le Barbare, car Conan le personnage est lui dans le domaine publique (les histoires de droits autour de Conan sont très, mais alors très, compliquées). Tout ce long préambule, nous mène donc à 2019, et Jason Aaron qui a pour mission de relancer Conan chez Marvel.

Conan fait rarement dans la dentelle

En commençant ma lecture, j’ai un peu tiqué car Aaron semblait reprendre le même procédé narratif que pour son début de run sur Thor à savoir mélanger les chronologies en nous montrant un Conan à différentes époques dont la plus éloignée nous mène à sa mort. Mais finalement, ce choix est plutôt bien vu. Aaron rend ainsi hommage à la narration de Howard. En effet, la particularité des aventures de Conan est qu’elles n‘étaient pas racontées de manière linéaire et n’avaient pas d’intrigues au long cours. C’était une suite de nouvelles plus ou moins longues et surtout racontées totalement dans le désordre. Chaque histoire étant l’occasion de raconter une aventure indépendante de Conan. Aaron reprend donc ici ce même procédé en y rajoutant toutefois ce fil rouge qui doit nous mener à sa mort.

Très rarement…

Les différentes histoires sont solides, variées et donnent la part belle à l’action. On sent qu’Aaron aime vraiment le personnage de Howard. On retrouve le caractère du héros, sa ruse, sa haine de la civilsation. Les histoires sont également saupoudrées de quelques clins d’oeil ou références aux aventures de papier du héros comme Bêlit. Mahmud Asrar illustre 10 des 12 épisodes et réussit à donner vie à l’univers du Cimmérien. Les femmes sont belles et dévêtues, le Barbare est imposant et charismatique et les monstres ont beaucoup trop de dents et de tentacules. C’est un vrai plaisir d’arpenter les différentes régions de ce monde en compagnie de Conan. Le dessin d’Asrar rappelle vraiment ceux de Buscema en plus moderne. Sur deux épisodes, Zaffino prend le relais. Son trait beaucoup plus sombre et brut correspond parfaitement aux deux récits. Le retour de Conan dans son village est à ce titre une petite merveille de récit horrifique.

Jason Aaron ne sera resté que le temps de 12 épisodes sur la série. Ces deux premiers tomes constituent donc une histoire complète et indépendante, parfaite occasion pour découvrir l’univers de Conan. Pour les amateurs comme moi, je trouve que l’histoire s’intègre parfaitement dans la mythologie du Cimmérien et constitue une bonne occasion d’arpenter à nouveau l’âge hyborien.

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