Le Prince oublié

  • Année de sortie : 2020
  • Durée : 102 min
  • Réalisateur: Michel Hazanavicius
  • Acteurs principaux: Omar Sy, Bérénice Bejo, François Damiens, Sarah Gaye
  • Pays d’origine: France

De quoi ça parle?

Un papa a un peu du mal à gérer le passage à l’adolescence de sa fille. Et dans le monde imaginaire de l’enfant, ça ne va guère mieux pour le Prince qui se fait évincer par un petit blondinet à la mèche arrogante.

Ce moment où tu bascules du papa héros au papa relou

Et alors, t’as aimé?

Prince, c’est pas du gâteau

Comme à peu près tout le monde, j’aime beaucoup Hazanivicius et Omar Sy. Même si je suis loin d’avoir vu toute la filmographie du premier, quand il sort un film, je lève un sourcil intéressé. Mais je vous avoue que la bande-annonce du Prince Oublié m’avait bien refroidi. Et comme les possibilités d’aller au cinéma se font rares (même dans l’ère pré-Covid), je n’allais pas griller une cartouche pour vérifier si la bande-annonce était un bon reflet du film qui avait l’air un peu culculconcon.

Le film est composé deux univers. Un univers plutôt réaliste et un autre complètement imaginaire et foutraque. Dans le premier, on voit se développer la relation très touchante entre un père qui refuse de voir sa fille grandir et cette dernière qui a des envies d’indépendance. Toute cette histoire sonne très juste et le duo Sy/Gaye fonctionne vraiment bien. Père d’un petit qui n’a pas encore deux ans, je me suis vraiment projeté dans cette histoire. J’ai cependant été moins convaincu par le personnage de Bérénice Bejo. J’ai trouvé que les dialogues et situations ne sonnaient pas toujours justes ou crédibles, d’où l’univers « plutôt réaliste ». Mais quoi qu’il en soit, c’est pour moi cette aspect de l’histoire le gros point fort du film qui arrivera même à me faire lâcher une petite larmichette dans son final.

Attention risque d’hyperglycémie

Les séquences réalistes alternent donc avec un univers imaginaire qui tire sa source des histoires que le papa raconte à sa fille depuis toute petite. Hazanivicius peut donc laisser libre court à son imagination visuelle. Il opte ainsi pour une vision de studio hollywoodien très coloré et sucré qui rappelle également l’imagerie des parcs d’attraction Disney. J’aurais aimé un peu plus de folie et plus de richesses dans le bestiaire présenté. Car j’ai vraiment aimé les rares créatures présentées, la palme revenant au cowboy mal proportionné qui m’a achevé. Paradoxalement, alors que c’est censé être le point fort du film et l’élément différentiateur, j’ai trouvé que cet aspect du filmn’était pas à la hauteur. Dans l’ensemble, j’ai trouvé que cette partie de l’intrigue était un peu balourde, patinait et manquait de rythme et de choses à raconter pour tenir la distance. De plus, il faut dire que la mécanique qui régit cet univers rappelle fortement celle de Vice-Versa de Pixar. Enfin, j’ai trouvé que les deux univers ne se répondaient pas forcément bien. C’est surtout criant dans la dernière ligne droite qui est très douce et apaisée dans le monde réel alors que c’est apocalyptique et bruyant dans l’autre monde et pas palpitant pour deux sous.

Contrairement à ce que me suggérait la bande-annonce, le Prince Oublié n’est pas un mauvais film et s’avère même touchant. Mais je ne pense pas vous le recommander, même s’il pourrait plaire à un public assez jeune. Pour une fois qu’un film français s’aventure sur le terrain du film hollywoodien, Je trouve dommage qu’il reste finalement assez sage et convenu dans la partie qui laissait le plus de place à la liberté et l’inventivité.

Trailer

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

3 × deux =

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.