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Sounds of vinyl t.1

Recueil d’histoires autour de disques vinyles

Cet été, des éditeurs de manga ont proposé quelques promos sur des mangas numériques. L’occasion de découvrir une série dont la couverture m’avait toujours beaucoup attiré, mais dont le prix de 14 € dû à son grand format m’avait aussi un peu rebuté. À noter qu’en numérique, Vega le vend au prix d’un manga standard à moins de 5 €. Tous les éditeurs n’ont pas cette honnêteté.

Avec la première histoire qui s’intéresse à une jeune fille qui part à la recherche du passé d’un vinyle pour mieux se rapprocher de son grand-père décédé, je pensais que la série serait une suite de petits récits autour des clients d’une boutique de vinyles tokyoïtes. Mais dès la deuxième histoire, on se retrouve dans un pays, probablement sous la coupe de l’URSS, et on va découvrir la vie d’une amatrice de rock dans un pays où écouter cette musique peut vous emmener en prison. Avec ces deux premiers récits, on réalise vite que Kezuka Ryoichiro n’a pas envie de se limiter à nous raconter le quotidien d’un petit magasin, mais veut nous parler de l’amour de la musique et de son impact sur nos vies à travers le monde. J’ai ainsi beaucoup apprécié la variété des récits qui n’ont pas vraiment de fil rouge mais qui sont tous un peu interconnectés à travers des personnages ou des disques. En quelques pages, l’auteur arrive à placer ses personnages et développer des intrigues intéressantes à défaut d’être palpitantes.

En effet, si j’ai plutôt apprécié ma lecture, je ne pense pas aller au-delà du premier tome. Je n’ai pas totalement accroché aux histoires au point de ressentir le besoin d’en lire plus. J’ai eu ma dose, quoi. Car si le format nouvelles permet d’offrir des récits variés, il empêche de s’attacher à des personnages. Au niveau du dessin, j’ai également pas mal de réserves. Le style de Ryoichiro me paraît assez brouillon et encore débutant, même si il a un style rétro agréable. Il n’y a rien qui a durablement marqué ma rétine ou obligé à marquer une pause pendant ma lecture. J’ai même trouvé que dans l’une des histoires le character design des deux héroïnes était si peu inspiré qu’on avait du mal à les distinguer dans une séquence de tempête. Je suis curieux de savoir ce qui a provoqué la décision de publier ça en grand format. C’est peut-être moi qui n’ai pas su reconnaître le talent spécial de l’artiste dont le travail a été salué au Japon.

Je ne tiens toutefois pas à terminer ma critique sur une note négative. Sounds of Vinyl possède d’indéniables qualités et pourrait plaire aux amateurs de musique et de récits humains. C’est juste que je ne peux pas tout lire et je dois faire des choix. S’il serait disponible en bibliothèque, je continuerais sa lecture avec plaisir.

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