Terminator : Dark Fate

  • Année de sortie : 2019
  • Durée : 128 min
  • Réalisateur : Tim Miller
  • Acteurs principaux: Linda Hamilton, Arnol Schwarzenegger, Mackenzie Davis, Natalia Reyes
  • Pays d’origine: USA, Chine, Hongrie, Espagne

De quoi ça parle?

Sarah Connor a réussi à mettre fin à l’Apocalypse. Mais finalement, une autre va pointer son nez. Elle va devoir rempiler et se coltiner à nouveau un robot tueur.

Je suis trop vieille pour ces conneries
Tais-toi et prends la thune.

Et alors, t’as aimé?

La franchise qu’on croyait terminée à tort

Hollywood ne sait pas laisser partir ses franchises. Peu importe si chaque film marche moins bien que le précédent, tant qu’il rapporte plus qu’il ne coûte, tout dollar est bon à prendre. Nous voici donc face au 5ème retour de la franchise Terminator. Une franchise qui traîne sérieusement la patte depuis son 3ème film. Ils ont bien tenté des choses, mais à chaque fois ce fut un naufrage. On aurait pu penser qu’avec Terminator: Genisys, la catastrophe était telle que le T-800 avait été définitivement envoyé à la casse. Mais comme Skynet, il trouve toujours un chemin pour revenir. Et me voici donc devant Terminator: Dark Fate, sixième film de la franchise qui reboote l’univers juste après la fin de T2. Ce qui permet à Sarah Connor de revenir d’entre les morts et de tirer une croix définitive sur la catastrophique Emilia Clarke.

Le premier Terminator était une honnête série B un peu fauchée qui a rencontré un succès inattendu et a lancé la carrière d’Arnold et James Cameron. Le second était un gros blockbuster qui a marqué son époque en offrant des scènes d’action jusqu’ici inimaginables. Donc je n’attends pas spécialement d’un Terminator qu’il me retourne le cerveau par son scénario . Et n’ayez aucune crainte, vous ne risquez aucun craquage cérébrale. Le scénario de Dark Fate est plutôt basique et ressemble dans les grandes lignes à celui T2. Il est malheureusement plombé par toute une série d’incohérences et de problèmes d’écriture. Mais il semblerait que ce soit maintenant la norme pour les blockbusters. Les gens viennent voir des feux d’artifices, pas une bonne histoire. Pour les feux d’artifices, on est servi, ça pète de partout tout le temps. Tim Miller n’est pas James Cameron, alors forcément tout ça est un peu brouillon et pas toujours très lisible. Mais il y a pas mal de scènes ou passages vraiment sympas qui font plaisir à voir. Je jetterai touteofois un voile pudique sur la première scène qui nous offre des versions numériques et rajeunies des acteurs qui est hideuse, malaisante et dispensable. Bon OK, finalement, je n’ai pas jeté de voile.

Quand tu découvres les chiffres au Box-Office

Ce qui a fait entres autres le succès des deux premiers Terminator, ce sont leurs méchants. Que ce soit l’imposant et mutique Schwarzenegger ou le glaçant et mutique Robert Patrick, ils ont frappé les spectateurs et restent des figures marquantes de l’histoire du cinéma d’action. Gabriel Luna est lui aussi mutique, mais jamais effrayant. Le nouveau robot tueur a pourtant des capacités plutôt esthétiques et destructrices, mais il est bien fade comparé à ses prédécesseurs. Je ne pense pas que ce soit la faute de l’acteur, mais plutôt du film qui n’étant qu’une course en avant, ne permet pas de faire monter la sauce. C’est vraiment dommage car il y avait du potentiel. Heureusement, on est un peu mieux servi avec Mackenzie Davis qui incarne la guerrière venue du futur. Elle remplit parfaitement son rôle physique et dégage une certaine présence dans ses scènes. Natalia Reyes, elle, peine à remplir le costume qu’on lui a taillé.

Les papys font de la résistance molle

Concernant les vieux briscards, le bilan est plutôt mitigé. Linda Hamilton est toujours aussi convaincante avec un gros flingue à la main mais je trouve qu’elle en fait parfois un peu trop dans le registre dur à cuir, frôlant parfois la parodie de son personnage de T2. Par contre, celui qui est totalement à côté de ses bottes, c’est Arnie. Il n’a certes pas grand chose à jouer, mais il n’y met vraiment aucune conviction. Son personnage apparaît assez tard dans le film et n’est finalement pas très utile au film. Je pense qu’on aurai pu s’en passer. Mais sans lui, les résultats du film au box-office, déjà catastrophiques, auraient certainement été pires.

A lire ma critique, on pourrait penser que j’ai détesté Terminator: Dark Fate et que c’est une sombre daube. Mais non. Car premièrement, ce qualificatif est réservé à Terminator Genisys. Et deuxièmement, je n’ai pas passé un mauvais moment et je me suis même plutôt amusé. Le film est un bon divertissement qui plaira aux nostalgiques pas trop regardants et amateurs de série B.

Trailer

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