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The Ends

Dans une station balnéaire, un rassemblement de neonazis venus tout saccager va devoir faire face à des vétérans de 39-45.

Très bonne BD du couple Lapham qui laisse de côté l’univers de Stray Bullets. Bien que le récit se passe dans les années 80, forcément ça résonne très fort avec notre époque et le retour en force du racisme violent et décomplexé. L’idée de mettre en scène des vétérans qui pensaient en avoir fini avec la bête immonde est une super idée. Le récit n’est pas du tout professsoral et, bien au contraire, généreux en scènes d’action et combats.

J’avoue cependant que l’histoire d’amour qui déclenche tout ce bazar m’a un peu moins captivé. L’héroïne avait pourtant un fort potentiel. Élevée dans la haine de l’autre, elle tombe amoureuse d’un latino. Elle doit lutter contre son éducation et ses préjugés. C’était un angle vraiment intéressant. Mais l’histoire étant finalement assez courte et te dense, ça n’a pas été suffisament développé à mon goût.

Graphiquement, le couple abandonne le noir et blanc pour une colorisation en aplat un peu vintage qui correspond bien à l’ambiance 80s de l’époque. Le dessin est soigné, le découpage efficace, bref du travail de pro. J’ai bien aimé aussi que Bliss publie les récits bonus de la parution mensuelle qui permettent d’en apprendre plus sur différents personnages. Je ne pense pas que The Ends me marquera durablement, mais j’ai passé un bon moment de lecture qui s’est avéré avoir un petit côté cathartique.

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