Godzilla: King of the Monsters

  • Année de sortie: 2019
  • Durée: 132 min
  • Réalisateur: Michael Dougherty
  • Acteurs principaux: Kyle Chandler, Vera Farminga, Millie Bobby Brown
  • Pays d’origine: USA

De quoi ça parle?

Godzilla se la coule douce depuis les événements de 2014 où il avait réduit en miettes San Francisco. Mais voilà que des humains chétifs s’amusent à réveiller les autres titans pour qu’ils sèment la zone aux quatre coins du globe. Godzilla doit donc sortir de sa retraite pour leur montrer c’est qui qui domine.

« Je suis trop vieux pour ces conneries. »

Et alors, t’as aimé?

Monstres et compagnie

Troisième film d’un Monsterverse sympathique mais jusqu’ici sans grande ambition, Godzilla 2 ne générait pas en moi de grosses attentes. Surtout que Garett Edwards n’était plus aux commandes. Il avait en effet réalisé un premier Godzilla ennuyeux mais avec de superbes images et un monstre iconique et titanesque. Non ce que j’attendais, c’était des gros monstres qui se tapent dessus. Et pour le coup, Dougherty et les scénaristes ont rempli leur contrat. Le film offre quelques scènes bien spectaculaires et pleines de démesure qui ne font pas regretter d’avoir dû lâcher 10 balles pour voir ça sur grand écran. Alors bien sûr, on me répondra que c’est quand même le degré zéro du cinéma. Mais le cinéma a toujours eu ce petit côté attraction de foire et Godzilla 2 perpétue cette tradition avec plus ou moins de talent.

Chandler se gaufre

Mais un film de monstres se doit d’avoir des humains. Ils permettent au spectateur de s’identifier et frémir devant le gigantisme et la destruction. Et une fois de plus, c’est ici le gros écueil du film. Les personnages sont écrits à la truelle, sans finesse ou cohérence. Je ne demande pas une finesse d’écriture comme Mid 90s ou d’autres films indépendants . Mais qu’on y croit un minimum. Pourtant, il y avait du beau monde au casting comme Kyle Chandler. Il avait brillé dans le rôle de coach Taylor dans Friday Night Lights. Là, il se retrouve à jouer un personnage sans relief. Son personnage passe son temps à gueuler sur tout le monde. Spécialiste des loups, il va mettre à l’amende la flopée de scientifiques qui bossent sur Godzilla depuis des années. Et encore, il s’en sort plutôt bien quand on le compare à sa femme. Mais en dire plus révélerait un twist éventé après 5 minutes de film. Et les personnages asiatiques sont à la limite de flirter avec les clichés racistes. Quitte à prendre de bons acteurs, je pense que les scénaristes et producteurs devraient prendre la peine de bosser un peu plus cet aspect qui plombe bien trop souvent ces productions.

L’expression favorite de Kyle Chandler

Pari kaïjument réussi

Cette fadeur des personnages, cette bêtise dans le déroulement de leurs arcs narratifs, ont fait qu’en sortant de la séance, j’étais frustré. J’avais l’impression qu’ils étaient omniprésents et avait escamoté les vraies stars du film. Puis en repensant au film, un bon paquet de scènes spectaculaires, et marquantes me sont revenues en mémoire. Le film avait quand même livré une partie de ses promesses. Même si évidemment, je regrette que sur les 17 titans, on en ait vu juste une poignée et seulement 4 en pleine action. Ce qui a participé à cette impression de trop peu. Mais dans l’ensemble, Godzilla : King of Monsters reste un honorable divertissement, pour peu qu’on passe outre ses faiblesses scénaristiques.

Symbolique peu subtile mais ça fait son petit effet

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