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Im – Great priest Imhotep

  • Année de publication: 2017 à 2019
  • Éditeur : Ki-moon
  • Tomes : 11
  • Nombre de pages: 180-200
  • Autrice: Makoto Morishita

De quoi ça parle?

3000 ans après des évènements pas très glop, le légendaire Imhotep est ramené à la vie. Mais plutôt que d’arpenter les rives du Nil, il se retrouve au Japon et part à la chasse aux Magai. Armé de son sceptre et du pouvoir de l’amitié, Im sauvera-t-il le monde et son pote Djeser?

La fine troupe au grand complet ou presque

Et alors t’as aimé?

Arnaque pyramidale?

Im était passé complètement sous mon radar jusqu’à il y a peu. En effet, que ce soit sur Twitter ou les podcasts que j’écoute, son nom n’était jamais prononcé lorsqu’on parlait des gros shonens du moment. Mais voilà que le titre décroche le Daruma d’or du meilleur shonen de Japan Expo en 2019. Même si je ne connais pas les modalités du vote, le prix a été décerné par le public donc c’est quand même quelque chose! Un peu intrigué et plutôt intéressé par tout ce qui gravite autour de mythes égyptiens, je me suis dit que j’allais tenter l’aventure (oui mes aventures sont trépidantes et impliquent souvent un passage chez le libraire). Et il faut dire que les couvertures sont sacrément réussies. Alors, est-ce qu’Im est un futur monument du shonen ou simplement un grain de sable parmi tant d’autres?

Nekketsu n’est pas le nom d’un pharaon égyptien

À la lecture du premier tome, j’ai bien cru que je m’étais fait avoir. Le manga déroule tous les poncifs du shonen nekketsu. Nekketsu, c’est le sang bouillant du shonen. C’est un genre plein de clichés et omniprésent dans la production manga. Citons Dragon Ball, Captain Tsubasa pour mes vieux lecteurs ou My Hero Academia et Black Clover pour les petits jeunes qui se sont perdus. Et dans ce premier tome, on a le droit au héros qui a un potentiel de malade et un lourd passé mystérieux. Les valeurs de l’amitié semblent déjà avoir la côte. Bref rien de neuf sous le soleil. Les dessins de la mangaka sont plutôt réussis et les premiers combats offrent un spectacle pyrotechnique assez réjouissant. Mais je ne pensais pas aller plus loin. Fort heureusement, j’ai l’habitude de prendre les deux premiers tomes d’une nouvelle série. Car il faut parfois patienter un peu pour voir le potentiel se révéler. Et si ce n’était toujours pas un truc de dingue, j’ai commencé à m’accrocher aux personnages et à l’intrigue. Et finalement, à ma grande surprise je suis allé au bout des 11 tomes.

Gigantisme graphique.

Walk like a japanese Egyptian

Les Japonais ont ce talent de se documenter en profondeur sur les mythes et le culot d’arranger tout ça à la sauce japonaise. Et pour moi, c’est le gros point fort de la série. Morishita s’est appropriée les mythes égyptiens pour bâtir son intrigue et c’est finalement surtout cet aspect là qui m’a poussé à terminer la série. Elle a utilisé avec beaucoup d’ingéniosité l’Ennéade (panthéon égyptien) ou les figures mythiques de l’Egypte antique pour construire son intrigue et lui donner le souffle nécessaire pour faire vibrer mon petit cœur. Rapidement les enjeux divins et apocalyptiques ont pris le pas sur le développement des personnages secondaires. Ils ont été relayés au secon plan, étant plus là pour remplir les cases. De personnages à part entière, ils sont devenus de simples ressorts scénaristiques. C’est dommage car j’aurai bien aimé que certains soient plus approfondis. Est-ce que la mangaka a du raccourcir ses plans pour la série ou est-ce ça a toujours été prévu pour cette durée? Je n’en sais rien. Mais en 11 tome, il est difficile de tout faire. Mais comme j’ai vraiment bien aimé l’intrigue principale et la construction de l’univers, je lui pardonne.

Un Djeser d’amitié

Im restera jusqu’au bout un manga qui prône le pouvoir et la force de l’amitié, peut-être même jusqu’à la caricature. Déclaration grandiloquente, sursaut de puissance, torrents de larmes, tout était là. Mais au final, ça a plutôt bien fonctionné sur moi et je voulais absolument que Im et son vieux pote Djeser se réconcilient. Pour répondre à la question initiale, je ne pense pas qu’Im marquera l’histoire du shonen, mais en 11 tomes, j’ai lu une histoire sympa et dépaysante qui visuellement claque bien. J’espère revoir Morishita rapidement sur une autre série car elle a beaucoup de talent.

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