La Passe-Miroir T.3 et 4

  • Année de publication: 2017 et 2019 pour la version papier (2020 pour les audiolivres)
  • Pages: 496 et 576
  • Durée du livre audio: 14h 19min et 16h 30min
  • Autrice: Christelle Dabos 
  • Comédienne: Clotilde Seille
  • Éditeur: Gallimard Jeunesse

De quoi ça parle?

Trois années se sont écoulées depuis les évènements des tomes précédents. Ophélie et Thorn ne se sont pas revus depuis. Donc elle va partir à sa recherche et tenter de percer le secret de Dieu.

Et alors, t’as aimé?

Le miroir aux oubliettes

J’avais été plutôt enthousiaste après ma lecture deux premiers tomes de la Passe-Miroir. Et c’est donc avec impatience que j’attendais que les deux audiolivres soient disponibles sur Audible. Et si dans un premier temp, j’ai été ravi de retrouver ce petit univers, j’ai bien vite déchanté. Ophélie et Thorn n’ont jamais été des personnages qui m’ont particulièrement intéressé, je les trouve même un peu fades. Non, ce qui me plaisait, c’était toute la galerie de personnages secondaires, un peu caricaturaux, mais drôles et hauts en couleur. Malheureusement, dans cette suite, Ophélie se retrouve souvent livrée à elle-même et les quelques nouveaux personnages introduits sont plus des personnages-fonction que de vraies personnes. Aucun ne m’a spécialement marqué ou retenu mon attention.

Et ce n’est pas l’intrigue qui aura su maintenir mon intérêt. Le troisième tome permet certes de découvrir un nouveau monde et son fonctionement. Mais l’histoire fait du surplace. Dabos avait su nous présenter le royaume du Nord tout en me maintenant en haleine avec des complots, des rebondissements. Ici, on a l’impression qu’elle tente de ne pas cramer touttes ses cartouches et en garde sous le coude pour la dernière ligne droit. Alors oui, Babel est un monde intéressant et original, mais quel ennui de voir Ophélie jouait un mauvais remake d’Harry Potter où il n’y aurait que les cours et pas de péripéties. Je me suis tellement ennuyé que si je ne l’avais pas déjà acheté, je n’aurai pas donné sa chance au quatrième tome. Il y a bien une intrigue secondaire autour d’un autre personnage, Archibald, qui maintenait mon intérêt pour des raisons que je ne veux pas révéler. Mais elle n’est quasiment pas développée. Comme si Dabos ne savait pas trop quoi en faire en attendant qu’elle rejoigne celle de l’héroine.

Et cette impression s’est prolongée dans le dernier tome. Comme si son intrigue pouvait tenir en un tome et mais qu’elle était tellement heureuse de nous présenter son univers qu’elle n’a pas su couper dans le gras. Et c’est vraiment dommage car les révélations sur la construction de son monde sont vraiment bien trouvées et originales. Mais quand elles arrivent, je m’en moquais un peu et surtout j’ai trouvé toute la conclusion à la fois brouillonne et trop didactique. Si bien que malgré de tragiques évènements, je n’ai pas du tout été touché par la conclusion alors qu’il y avait tout pour.

Dans les points négatifs, je rajouterai également la relation entre Ophélie et Thorn qui m’a mis assez mal à l’aise. Il se conduit comme un connard et elle tombe tout de même amoureuse de lui et finalement, on s’aperçoit qu’il a un bon fond. Je trouve dommage de véhiculer de tels clichés toxiques autour des relations amoureuses pour un lectorat plutôt jeune.

Malgré mes reproches, je suis tout de même allé au bout de ma lecture et j’ai continué sans déplaisir. Tout ceci montre bien que Christelle Dabos a un vrai talent d’écriture et une maitrise du rythme qui me rappelle un peu celle de J.K. Rowling. Et les deux premiers tomes étaient vraiment irréprochables. Bref, j’attend avec curiosité le prochain livre de l’autrice.

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