Kong: Skull island

  • Année de sortie: 2017
  • Durée: 118 min
  • Réalisateur: Jordan Vogt-Roberts
  • Acteurs principaux: Tom Hiddleston, Samuel L. Jackson, Brie Larson, John Goodman
  • Pays d’origine: USA

De quoi ça parle

1973, la guerre du Vietnam s’achève. Nick Fury, Captain Marvel, Loki et Monsieur Pierrafeu vont explorer l’île du Crâne et se retrouver face au big boss des licences: Kong!

Oups…

Et alors, t’as aimé?

La première fois, j’ai pas trouvé ça simien.

J’ai vu Kong à sa sortie au cinéma en 2017. Et j’étais sorti de là plus que mitigé. J’avais bien aimé la bagarre, mais j’avais été déçu que le film manque de consistance. J’avais trouvé l’ensemble un peu bébête et pas foufou. Bref, je l’avais classé au rayon des films foireux qui se contentent de ramasser l’argent en exploitant avidement une licence. Et j’avais déjà condamné le Monsterverse de Legendary. Mais voilà, après avoir vu Godzilla: King of Monsters, j’ai eu envie de le revoir. Et ce second visionnage m’a fait redécouvrir le film. Les défauts sont toujours là, mais pèsent bien peu face au spectacle qui nous ait offert.

Sauvés par le Kong

Les personnages du film ne sont pas particulièrement développés ou travaillés. Ils ne sont toutefois pas agaçants comme dans le récent Godzilla : King of Monsters. Ils remplissent honorablement leur rôle de personnages archétypaux mais on aura bien du mal à s’attacher à eux. Le plus travaillé est peut-être le personnage de Samuel L. Jackson dont la haine inextinguible rappellera fortement celle d’Achab pour Moby Dick. C’est pas de la grande finesse, mais ça permet d’offrir quelques moments de tension au sein du groupe d’humains. Mais quand on se décide à regarder un film avec Kong dans le titre, c’est généralement pour voir une gros primate laisser libre cours à sa fureur. Et là, nous sommes gâtés. Que ce soit sa scène d’introduction ou le combat du climax, Kong donne toute sa démesure. Il est mis en valeur par les angles de caméra, un découpage énergique et quelques idées de bagarre bien trouvées (je suis particulièrement fan de l’ancre). Et tout le reste de l’impressionnant bestiaire est au diapason. L’île du Crâne est aussi magnifique que mortelle.

Parmi les nombreuses références, un très bel hommage à Old Boy

La patte d’un réal qui singe

Je ne connaissais pas du tout le réalisateur Jordan Vogt-Roberts avant de me retrouver face au film. D’après sa fiche IMDB, avant d’officier sur cette grosse production, il avait bossé sur des films indépendants qui n’avaient rien de spectaculaire. Et pourtant ça ne se sent pas du tout. Kong est un film qui en met plein les yeux et qui a une vraie identité visuelle. Les plans sont léchés, il y a un travail sur les couleurs, la composition. Trop de blockbusters, les films Marvel en tête, ont des réalisations interchangeables où il est bien difficile de reconnaître la marque du réalisateur. Alors bien sûr c’est parfois un peu trop démonstratif, ou les hommages un peu trop appuyés. Mais je préfère largement un réalisateur qui en fait un peu trop que ce robinet d’eau tiède qui nous ait constamment servi. C’est d’ailleurs un des gros atouts du Monsterverse, chaque film est vraiment travaillé visuellement pour offrir du spectacle.

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