Luca

  • Année de sortie : 2021
  • Durée : 101 min
  • Réalisateur: Enrico Casarosa
  • Acteurs principaux: Jacob Tremblay, Jack Dylan Grazer et Emma Berman
  • Pays d’origine: USA

De quoi ça parle?

En Italie, une petite sirène un petit triton veut découvrir le monde des humains

Et alors, t’as aimé?

Petite baignade rafraichissante

Ces derniers temps, j’étais plutôt déçu par Pixar. En avant était sans fantaisie, Soul sans âme et Toy Story 4 me donnait l’impresssion qu’ils avaient fini par casser leurs jouets. Et les rares images que j’avais vu de Luca me laissaient croire qu’une fois de plus Pixar allait boire la tasse. Le film bateau qui ne fait pas de vagues .Mais je sais que toi, cher lecteur, tu comptes sur moi pour savoir si tu dois te jeter à l’eau ou pas. Prenant mon courage à deux mains, j’ai enfilé mon short de bain et j’ai plongé dans le grand bain. Alors drapeau vert ou rouge?

Luca commence de manière assez attendue. On découvre donc ce jeune triton qui se sent un peu à l’étroit dans son mode sous-marin et rêve de découvrir la surface. Ce postulat est vu et revu. C’est le fameux appel de l’aventure. Et l’histoire de manière générale suivra un chemin bien balisé qui ne réservera pas beaucoup de surprises (quoique la gestion du potentiel triangle amoureux est plutôt originale). Mais alors, me direz vous, c’est encore un plat pour Pixar? Et bien non vous répondrai-je. Mais enfin monsieur G, tu as battu froid la pauvre petite Raya pour son manque d’originalité! Mais là comme c’est un mec, c’est mieux? Serais-tu mysogine? Oulah, je ne te permets pas lecteur imaginaire de porter de telles accusations. Car ce que réussit Pixar et rate Disney, c’est à me donner de l’attachement aux personages. Certes, les péripéties sont plutôt classiques, mais les différents personnages sont très bien développés et attachants. L’histoire prend le temps de s’attarder sur eux, leur passé, leurs rêves. Ce ne sont pas de simples pions à la merci de l’histoire. Et cette connexion avec les personnages a suffi à me faire oublier les poncifs et être vraiment avec eux. Et même si le film empile les clichés sur les Italiens (je pense qu’ils avaient une checklist pour être certains de n’en oublier aucun), il y a une joie de vivre et de l’humour qui rendent le film très divertissant. Car en effet, je me suis vraiment amusé, les scènes de comédie sont nombreuses et très réussies. Enrico Casarosa maitrise vraiment bien le rythme pour ses gags.

Le film ne cherche pas à exploiter un gros concept ou à être révolutionnaire. Il faut dire que le but ultime du héros est tout de même de s’acheter une Vespa pas de nous faire découvrir ce qu’il se passe après la mort ou comment naissent nos émotions. Il veut raconter une jolie histoire et y arrive très bien tout en abordant un paquet de thématiques qui n’apparaissaient pas forcément d’entrées de jeu et qui sont traitées dans le fil de l’histoire sans en faire des tonnes. Le film tout en étant d’apparence simple est d’une grande richesse et finesse pour faire passer ses messages via la narration. C’est peut-être ça son côté original par rapport aux autres Pixar. Il n’y a pas de grande morale finale, mais plutôt une multitude de petites leçons à retenir. Visuellement, le film est très joli avec une reconstitution riche en couleurs et en clichés d’un petit village italient typique. Il n’y a pas vraiment de scènes avec un effet wahou, mais l’ensemble est homogène et plaisant, rappelant par moment le Porco Rosso de Miyazaki. Et il y a toujours ces petites trouvailles visuelles et ce sens du détail qui font le charme des Pixar. La bande originale composée par Dan Romer est très réussie avec de jolis thèmes qui s’inspirent de la musique italienne (en gros, il y a de l’accordéon).

Luca m’aura donc réconcilié avec Pixar. Il sera certainement considéré par beaucoup comme un Pixar mineur car il n’a pas de grandes ambitions artistiques ou conceptuelles. Mais je trouve que c’est un divertissement franchement réussi et d’une richesse discrète. Je prendrais certainement du plaisir à le revoir dans quelques temps. Donc, si vous avez un abonnement Disney+, jetez vous à l’eau et donnez lui sa chance.

4 réflexions sur “Luca

  • 22 juin 2021 à 9 h 50 min
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    Merci pour cette critique détaillée!! 🙂 le lecteur qui te penserait misogyne serait un lecteur qui n’a pas lu ta critique de camamity par exemple! 🙂

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    • 22 juin 2021 à 10 h 56 min
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      Heureusement que j’ai des lectrices fidèles. 😀

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  • 22 juin 2021 à 10 h 07 min
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    Il y a beaucoup de bonne humeur et de fraîcheur (l’eau de mer sûrement) dans ce Pixar. Certes, moins ambitieux, certes moins profond, mais tu as raison, il cumule beaucoup de détails réussis et ça le rend incroyablement riche. Cette profondeur m’a un peu manqué pour être honnête et je n’ai pas été emmené par les dessins (les monstres par exemple sont assez plats). La fin est d’une facilité attendue. Mais à la fin, on se sent bien et on a le sourire accroché au visage (sans masque). Alors bien joué Pixar
    PS : je ne me remettrai sans doute jamais de ce que tu as dis à chaque fois sur Soul qui m’a complètement retourné la tête et que j’ai adoré. Et que toi, tu n’aies pas aimé, c’est complètement incompréhensible hahaha.

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    • 22 juin 2021 à 10 h 58 min
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      Oui je suis d’accord avec toi le design des monstres et des humains est assez convenu. C’est ce qui m’avait inquiété au départ.
      Pour Soul, je lui redonnerai peut-être sa chance un jour. Parfois, je suis mal luné.^^

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